L’alcool, un risque majeur et sous-estimé
Chaque année, l’alcool est responsable de 28 000 nouveaux cas de cancer et provoque 16 000 décès. La France se situe au 4e rang des pays européens les plus consommateurs d’alcool chez les plus de 15 ans. Et c’est dans notre région Pays de la Loire que la consommation est la plus importante chez les jeunes de 17 ans.
Près de 9 Français sur 10 déclarent boire de l’alcool au moins une fois par an et 22,2% dépassent les seuils recommandés (2 verres maximum par jour et pas tous les jours). La banalisation de cette consommation, surtout après les excès des fêtes, rend le Défi de janvier d’autant plus pertinent.
Inspiré du Dry January britannique, le Défi de janvier est sa version française, portée et soutenue par la Ligue contre le cancer aux côtés de ses partenaires. Le but n’est pas d’interdire l’alcool mais d’encourager chacun à faire une pause volontaire et à en observer les bienfaits.
En France, le Défi de janvier rassemble chaque année 4,5 millions de participants.
Les bienfaits d’une pause sans alcool
Faire une pause sans alcool d’un mois est l’occasion de constater rapidement des bénéfices sur le sommeil, l’énergie, l’humeur, la concentration, la peau, le poids… mais aussi sur son pouvoir d’achat.
Cette pause permet également de réduire sa consommation par la suite : 72% des participants affichent une diminution durable de leur consommation.
Plus largement, c’est l’opportunité de faire le point sur son rapport à l’alcool : comprendre les raisons qui poussent à consommer, identifier des situations où l’on peut se passer d’alcool, apprendre à dire non quand on n’a pas envie…
► Relever le Défi, seul ou à plusieurs, en téléchargeant l’appli
Où déguster des boissons sans alcool saines et originales ?
Pour faciliter cette démarche, la Ligue contre le cancer a lancé l’an dernier le dispositif « Accords essentiels » qui encourage les restaurateurs à proposer au moins deux boissons sans alcool – dont une création originale – à leur carte. Des boissons qui s’accordent avec leurs plats, à l’image des traditionnels accords mets et vins.
Objectif : valoriser l’offre sans alcool et rendre cette alternative attractive pour les clients, loin des jus sans intérêt ou des sodas trop sucrés et tout aussi mauvais pour la santé. Il s’agit de montrer que le sans alcool peut être un choix gourmand et raffiné.
En Loire-Atlantique, l’initiative prend de l’ampleur : 12 restaurants participent en 2026, contre seulement 4 en 2025.
- Auberge du vieux Cellier (Le Cellier)
- Cara (Saint-Sébastien sur Loire)
- Célestine (Nantes)
- Club Colette (Nantes)
- Ferveur (Saint-Sébastien sur Loire)
- François II (Couëron)
- Macoha (Nantes)
- Papill (Nantes)
- P’tite pomme (Nantes)
- Sain (Nantes)
- Saint-Valentin (Pornichet)
- Vincenzo (Nantes)
Des jeux pour passer le message
Pour encourager le grand public à questionner ses habitudes de consommation, la Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique collabore pour la première fois avec le collectif nantais Culture Bar-bars.
Des chargées de prévention de la Ligue vont animer des temps de jeux sur la thématique de l’alcool dans 2 bars nantais :
- Bar’île (9 bd Gustave Roch, Nantes), mercredi 14 janvier, 19h30.
- Bar « Mon Oncle » (16 rue d’Alger, Nantes), lundi 19 janvier 2026, 19h.
Ces jeux permettront aux participants d’interroger leur rapport à l’alcool en explorant les contextes et influences liées à leur consommation et ils pourront mettre à l’épreuve leurs connaissances.