Les comités départementaux du Grand Ouest se concertent pour financer les projets sur leur territoire. Le comité de Loire-Atlantique est le premier financeur de la région.

Un Conseil scientifique inter-régional Grand Ouest
pour mener une politique de financement commune de la recherche

Depuis 2008, les 19 comités départementaux de la Ligue contre le cancer du Grand Ouest (régions Bretagne, Pays de la Loire, Centre Val de Loire et « ancienne » région Poitou-Charentes) ont uni leurs forces pour mener une politique de financement commune de la recherche sur le cancer sur leur territoire. Pour ce faire, ils lancent conjointement, chaque année, un appel à projets à l’attention des chercheurs.

Un Conseil scientifique inter-régional Grand Ouest (CSIRGO) a été créé. Il se compose de 24 scientifiques qui sont rapporteurs d’un ou plusieurs dossiers, et qui exercent tous leur activité en dehors de l’inter-région, de façon à ce que l’examen de chaque dossier de candidature s’effectue avec transparence et objectivité. De plus, chaque dossier bénéficie d’une double expertise extérieure à l’inter-région.

La sélection des dossiers repose sur la qualité scientifique des équipes postulantes et la concordance de leurs projets avec les objectifs de la politique de la Ligue contre le cancer. Ils doivent porter sur l’un des domaines suivants : recherche fondamentale, clinique, économie de la santé, épidémiologique, sciences humaines et sociales.

1 639 745 € attribués suite à l’appel à projets 2020

L’appel à projets 2020 a suscité le dépôt de 123 dossiers de candidature. L’ensemble des subventions accordées par les comités de la Ligue contre le cancer du Grand Ouest représente un montant total de 1 639 745 € (certains projets de recherche peuvent recevoir des subventions de plusieurs comités).

La Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique est le premier financeur du Grand Ouest à hauteur de 287 000 €. À cela s’ajoute 90 000 € de participation à l’achat d’un microtomographe pour les équipes de recherche du Grand Ouest en partenariat avec l’Inserm et la Région Pays de la Loire.

La Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique accorde donc au total 287 000 € + 90 000 €, soit 377 000 € aux équipes de recherche du Grand Ouest (contre 300 000 € en 2020).

Les 30 projets subventionnés par la Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique

1.     Mathilde Allard (tous cancers – imagerie médicale) – Nantes

Spectroscopie Raman & radiobiologie des rayonnements Alpha.

2.     Sophie Barille Nion (cancer du sein) – Nantes

Morts cellulaires induites par la chimiothérapie et impact immunitaire : quels liens dans le cas du paclitaxel ?

3.     Nicolas Bidère (tous cancers) – Nantes

Rôle des satellites centriolaires dans la mort cellulaire programmée.

4.     Christophe Blanquart (cancer de la plèvre) – Nantes

Développement de nanovecteurs multimodaux pour la thérapie ciblée du mésothéliome pleural malin.

5.     Nicolas Boisgerault (cancers du poumon, colon, colorectaux, peau) – Nantes

Exploitation des communications intercellulaires par un virus oncolytique pour une stratégie de vectorisation en deux temps.

6.     Céline Bossard (cancer colorectal) – Nantes

Étude du trio neutrophiles associés à la tumeur/macrophages de type M1/lymphocytes T non conventionnels CD4- CD8- de type 1 du microenvironnement dans la régulation de la réponse anti-tumorale dans les cancers colorectaux chez l’homme.

7.     Bénédicte Brounais Le Royer (cancer pédiatrique des os) – Nantes

Identification des co-activateurs transcriptionnels de la B-caténine impliqués dans la dissémination métastatique des ostéosarcomes.

8.     Élise Chiffoleau (Non renseigné) – Nantes

9.     Cédric Coulouarn (cancer du foie) – Rennes

Le carcinome hépatocellulaire est le cancer primitif du foie le plus fréquent. Le Transforming Growth Factor Beta représente une cible pertinente pour développer des thérapies ciblées car il est impliqué à tous les stades tumoraux.

10.  Yves Delneste (tous cancers) – Angers

Acidose lactique et macrophages associés aux tumeurs : impacts épigénétiques et fonctionnels.

11.  Florent Espitalier (cancer des voies aéro-digetives) – Nantes

Alternative à l’autogreffe osseuse pour la reconstruction de la mandibule irradiée après cancer des voies aéro-digestives supérieures.

12.  Thierry Fest (cancer du sang) – Rennes

Étude de la régulation de p21 Cip1/Waf1 par Pim2 et son rôle dans le plasmocytenormal et tumoral : analyse des interactions protéine-protéine.

13.  Jean-François Fonteneau (cancers thoraciques) – Nantes

Immunothérapie oncolytique basée sur l’utilisation du vaccin de la rougeole.

14.  Delphine Fradin (cancers poumon, peau) – Nantes

Impact des exosomes des macrophages associés aux tumeurs sur la réponse immune anti-tumorale.

15.  Julie Gavard (cancer du cerveau) – Nantes

Mécanismes de production des vésicules extracellulaires par les cellules souches du glioblastome.

16.  Salim Khiati (cancer du sein) – Angers

Réparation de l’ADN mitochondrial et chimiorésistance dans le cancer mammaire.

17.  Lisenn Lalier Bretaudeau (cancer du cerveau) – Saint-Herblain

Cinétique de formation des MAM et perméabilisation mitochondriale au cours de l’acquisition de la résistance au TMZ dans le glioblastome.

18.  François Lamoureux (cancer pédiatrique des os) – Nantes

Rôle de l’interaction HSF1/Trim33 dans le développement et loa progression de l’ostéosarcome.

19.  Frédéric Lezot (cancer pédiatrique des os) – Nantes

Ostéosarcomes hautement métastatiques déficients en ostéoprotégérine, identification de marqueurs cellulaires du statut et des sites métastatiques.

20.  Laurent Maillet (tous cancers et cancer du sein) – Nantes

Analyse des complexes multiprotéiques de BCL-xL réfractaires à l’action inhibitrice des molécules BH3 mimétiques.

21.  Monique Mathe Allainmat (tous cancers) – Nantes

Molécules amphiphiles modulatrices du canal SK3 : vers le développement de puissants anti-métastatiques par une meilleure compréhension de leur mécanisme d’action sur le système canalaire Oral1/SK3.

22.  Christophe Olivier (cancer du cerveau) – Nantes

Modulation du microenvironnement par pesticides combinés de basses doses : impact sur la résistance tumorale et le caractère invasif des gliomes.

23.  Benjamin Ory (cancer pédiatrique des os) – Nantes

Étude du potentiel oncogénique dans l’ostéosarcome de facteurs de transcriptions dépendants des supers-enhancers et impliqués dans la différenciation ostéoblastique.

24.  François Paris (tous cancers) – Nantes

La diminution de l’expression de la lamine B1 par le céramide sécrété des cellules endothéliales irradiées radiosensibilise les cellules tumorales.

25.  Claire Pecqueur (cancer du cerveau) – Nantes

Radiosensibilisation des glioblastomes par extinction de la carboxylation réductive.

26.  Catherine Pellat Deceunynck (cancers multiples, sang) – Nantes

Ciblage des points de contrôle mitotiques dans les cellules de myélome multiple p53 anormales.

27.  Vincent Potiron (tous cancers) – Saint-Herblain

Protonthérapie à haut débit : développement et effets vasculaires.

28.  Fernando Roch (tous cancers) – Roscoff

Régulation spatiale de la traduction protéique au cours de la mitose.

29.  Christophe Thiriet (non renseigné) – Nantes

Altération de la structure de la chromatine induites par les onco-histones H3K27M : nouvelles cibles pour le diagnostic précoce de cancers juvéniles.

30.  Franck Verrecchia (cancer pédiatrique des os) – Nantes

Canaux potassiques dans les sarcomes d’Ewing : nouvelle cible thérapeutique ?

Co-financement d’un microtomographe

Le microtomographe, de son nom scientifique (« tomos » signifie en grec « coupes »), est un micro-scanner, c’est-à-dire un scanner miniaturisé. Il permet l’imagerie du squelette par rayons X (= rayonnements électromagnétiques), donc la réalisation de séries d’images en « coupes » de petite épaisseur (pour le scanner, nous sommes de l’ordre du millimètre ; pour le microtomographe, nous sommes de l’ordre du micromètre). Puis, grâce à des logiciels informatiques, les « coupes » successives qui ont été réalisées permettent des reconstructions en 3D des zones scannées.

Pourquoi investir dans ce type de matériel ?

L’unité Phy.Os (lnserm – UMR 1238 Sarcomes osseux et remodelage des tissus calcifiés) de l’Université de Nantes dispose déjà d’un microtomographe. Mais celui-ci a plus de 10 ans. Il devient nécessaire de le remplacer pour bénéficier des derniers progrès technologiques (meilleure source de rayons X et meilleure qualité de résolution de l’image du détecteur…), d’autant que certaines pièces détachées de l’appareil actuel ne sont plus disponibles pour assurer sa maintenance et qu’il faut donc anticiper son obsolescence.

Pour mener quel type de recherche ?

Le microtomographe est en premier lieu dédié à la recherche en cancérologie. Cependant, d’autres applications sont possibles en rhumatologie (arthrite), orthopédie (ostéoporose, fractures), implants dentaires, maxillofaciale, cardiologie (calcifications aortiques…), etc.

Combien ça coûte ?

Le coût d’un tel équipement de haute technologie est d’environ 330 000€ HT. Les financeurs avec la Ligue contre le Cancer de Loire-Atlantique (à hauteur de 90 000 €) sont la Région Pays de la Loire, le Fonds européen de développement régional (Feder), l’Université de Nantes, et l’unité Phy.Os (lnserm – UMR 1238 Sarcomes osseux et remodelage des tissus calcifiés) de l’Université de Nantes. Le marché public est en cours. La livraison est prévue au second semestre 2021.

Où sera-t-il installé ?

Le microtomographe sera installé à la faculté de médecine de Nantes et utilisé (après formation) sur un plateau technique par les jeunes chercheurs (doctorants), enseignants chercheurs, chercheurs et personnels de recherche de l’Université de Nantes et de l’Inserm.