A l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination – qui se déroule du 17 au 21 mai 2021 – la Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique souhaite rappeler aux parents l’importance de la vaccination contre le papillomavirus. Pourquoi ce vaccin ? Qui est concerné ? A partir de quel âge ? Autant de questions auxquelles notre quiz vous propose de répondre tout au long du mois de mai.

Le quiz

►►► Participer au quiz HPV

En prenant part à ce quiz, vous gagnerez peut-être (par tirage au sort) un jeu de cartes pédagogique « Le Gang de microbes » ! Un jeu qui dit tout sur les virus et les microbes pour s’en prémunir.

Un vaccin pour les filles et les garçons

Alors que la vaccination contre la Covid-19 reste l’actualité du jour, n’oublions pas pour autant l’importance des autres vaccinations pour préserver la santé de tous. C’est le cas du vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) qui protège notamment contre le cancer du col de l’utérus et de l’anus.

La vaccination contre les HPV est recommandée à toutes les jeunes filles et – depuis le 1er janvier 2021 – à tous les jeunes garçons, et ce dès 11 ans.

Qu’est-ce que le Papillomavirus (HPV) ?

Le Papilloma Virus Humain (HPV) est un virus très répandu. Il existe près de 200 types de HPV.

Les HPV se transmettent sexuellement, c’est-à-dire entre personnes, par contact intime avec les muqueuses même sans pénétration (le préservatif ne protège que partiellement contre ces infections).

Les infections HPV sont très fréquentes. Environ 80% des femmes et des hommes sexuellement actifs sont exposés à ces virus au cours de leur vie. L’infection est en général sans symptôme et transitoire. En effet, dans environ 90% des cas, le système immunitaire parvient à se débarrasser du virus en un à deux ans.

Cependant, lorsque l’infection persiste, elle peut engendrer diverses lésions :

  • Des lésions bénignes comme des condylomes (verrues génitales),
  • Des lésions précancéreuses susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Le HPV est à l’origine de 6 localisations de cancers :

  • Col de l’utérus
  • Pénis
  • Vulve
  • Vagin
  • Anus
  • Voies aérodigestives supérieures, aussi appelés cancers ORL

Le nombre de cancers liés à l’infection par les HPV est estimé à plus de 6 300 par an en France dont deux-tiers chez la femme et un tiers chez l’homme.

Un vaccin efficace

Le vaccin contre les HPV a fait la preuve de son efficacité. Aujourd’hui, il prévient jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine des cancers.

Or, la couverture vaccinale contre les HPV demeure faible sur notre territoire. Elle est de 23,7% en France (pour le schéma complet à 16 ans) et elle varie de 25% à 33% en Pays de la Loire, selon les départements. (Source « Bulletin de santé publique – Pays de la Loire. Avril 2019)

Ce taux très bas contraste avec ceux d’autres pays (source INCa 2018)

Après dix années de vaccination dans les pays où un nombre important de jeunes filles sont vaccinées comme l’Australie ou l’Angleterre, on observe que les nouveaux cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ainsi que de verrues génitales ont nettement diminué.

L’utilisation large de ces vaccins, la surveillance mise en place au niveau international ainsi que les résultats d’études spécifiques ont confirmé la sécurité de ces vaccins.

Un vaccin à réaliser dès l’âge de 11 ans

La vaccination des jeunes contre les HPV doit être réalisée avant le début de la vie sexuelle pour les protéger avant qu’ils ne soient exposés au risque d’infection.

Votre enfant a :

  • Entre 11 et 14 ans : seules deux injections sont nécessaires (à 6 mois d’intervalle). Profitez du rappel dTcaP* pour réaliser en même temps le vaccin contre les HPV
  • Entre 15 et 19 ans (rattrapage) : trois doses sont nécessaires (à 0, 2 et 6 mois d’intervalle)
  • Après 19 ans (rattrapage) : trois doses sont nécessaires. Le vaccin ne sera pas remboursé

*Vaccin contre la diphtérie (D), le tétanos (T), la coqueluche acellulaire (Ca)et la poliomyélite (P).

Depuis le 1er janvier 2021, la vaccination contre les HPV est étendue à tous les garçons de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible chez les adolescents et les jeunes hommes de 15 à 19 ans révolus.

Le vaccin contre l’infection à papillomavirus humain fait partie des vaccins pris en charge par l’Assurance Maladie. Il est, à ce titre, remboursé, sur prescription médicale, à 65 %. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement.

Pour les personnes n’ayant pas de complémentaire santé, la Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique prend en charge (depuis le 8 janvier 2021) le coût résiduel du vaccin afin de lever le frein financier face à la vaccination contre les HPV.

Vaccination & dépistage régulier : la combinaison gagnante pour vaincre le cancer du col de l’utérus

À partir de 25 ans, même vaccinées, les femmes doivent se faire dépister contre les HPV.

40% des femmes ne se font pas ou pas régulièrement dépister.

Le prélèvement cervico-utérin, réalisé régulièrement permet de détecter des lésions précancéreuses et des cancers à un stade précoce et de favoriser les chances de guérison avec des traitements généralement moins lourds.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie évitable par la vaccination anti-HPV et par le dépistage.

Pour aller plus loin

Pour expliquer la vaccination aux enfants

En savoir plus sur le cancer du col de l’utérus

En savoir plus sur le papillomavirus