Qui dit nouvelle année, dit bonne résolution ! Et si vous releviez « Le Défi de janvier » ? Ce défi consiste à passer le premier mois de l’année sans consommer la moindre goutte d’alcool, soit du 2 au 31 janvier. Prêts ? Bénéfices garantis !

Les objectifs du Défi de janvier sont simples : offrir un répit à son organisme après les excès des fêtes de fin d’année et réfléchir à la place qu’occupe l’alcool dans son quotidien, sa vie en société et ses effets sur la santé.

Challenge positif et motivant

Le Défi de janvier vient d’Outre-Manche (« Dry January » en anglais). Il a été lancé en 2013. Il existe aussi en Belgique sous l’appellation « Tournée minérale ». Ce n’est pas une campagne pour l’abstinence mais une invitation à faire une pause d’un mois sans alcool.

« Il s’agit d’un challenge positif, motivant, non moralisateur. En cas d’écart, il ne faut surtout pas arrêter l’expérience mais reprendre le Défi en poursuivant sa réflexion sur sa consommation » explique Aurélie Musereau, responsable de la prévention à la Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique.

Bénéfices prouvés

Après un mois sans alcool, les bénéfices sont prouvés :

  • perte de poids,
  • sommeil amélioré,
  • regain d’énergie,
  • meilleure concentration
  • et à terme une consommation d’alcool mieux maîtrisée…
  • Sans compter les économies réalisées côté porte-monnaie !

L’alcool, 2e facteur de risque de cancer évitable

L’alcool n’est pas un produit anodin. Il est le deuxième facteur de risque de cancer évitable après le tabac. Il provoque 16 000 décès par cancer par an en France (notamment ceux de la gorge, du foie, du côlon, du rectum, du sein…).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, tous les alcools représentent le même danger pour la santé ; et ce dès le premier verre.

Une première en France

Le Défi de janvier est organisé pour la première fois en France en 2020. Il est porté par un collectif d’associations. Toutes regrettent que cette initiative ne soit pas soutenue par l’État.

Parmi les signataires : la Ligue contre le cancer mais aussi le Fonds Actions Addictions, des associations d’addictologues (SFA, FFA et ANPAA…), la mutuelle MGEN ainsi que des associations de patients, d’usagers de la santé, d’étudiants (France Assos Santé, Aides, France patients experts, la Fage …) et de lutte contre les addictions en entreprise (Adixio).