Alors que des campagnes de vaccination contre la Covid-19 débutent en France, une défiance s’est installée. Dans le pays de Louis Pasteur, dans lequel 3 enfants sur 4 n’atteignaient pas l’âge de 20 ans avant la vaccination, les campagnes d’infox fleurissent. La position de la Ligue est claire : elle soutient sans réserve la stratégie vaccinale. Elle s’engage pour rectifier les fausses nouvelles sur la vaccination. Elle participe à l’information objective et loyale des citoyens.

 

La clé : l’immunité collective

Seule une immunité collective conférée par la vaccination nous permettra de mettre à distance, au moins pour un temps, le Sars-CoV-2 et la Covid-19.

Ce sera là aussi, enfin, une meilleure sécurité pour les personnes malades du cancer, victimes collatérales de la Covid, et au-delà pour toutes les personnes fragiles.

Cependant, nous le savons, à côté des complotistes militants adeptes des fausses informations que nous côtoyons au quotidien dans nos actions de terrain de prévention, dépistages et informations sur les traitements, de nombreux de nos concitoyens hésitent. Des professionnels de santé font même campagne contre la vaccination.

Il convient de rappeler quelques évidences : la vaccination sauve chaque année 2 millions de vies.

Les vaccins nous protègent de nombreuses maladies mortelles :

  • la variole et la poliomyélite ont été éradiquées,
  • la diphtérie, la typhoïde, le tétanos, la rougeole et d’autres ne touchent plus le personnes vaccinées.

Plus récemment, il a été démontré que la vaccination contre le papillomavirus pourrait mettre un terme aux cancers du col de l’utérus, de l’anus et de la gorge liés au virus. Celle contre l’hépatite B, quant à elle, protège des hépatites et des cancers induits.

Plus important encore, en nous vaccinant, nous protégeons notre entourage.

Les vaccins contre la Covid-19 dans le détail

La Ligue est favorable à la vérité et aux vaccins. Elle se doit d’informer les Ligueurs, leur permettant de répondre aux personnes. La délégation Société et Politiques de santé tiendra à disposition un dossier évolutif sur les vaccins contre le CoV-2 disponibles en France, les études réalisées, la pharmacovigilance après le début de la vaccination dans différents pays du monde.

Vaccin ARN BioNTech (Pfizer)

Il a été testé sur environ 43.000 personnes, moitiés vaccinées moitié qui ont reçu un placébo, à différents âges, dans différents pays et sur plusieurs ethnies. Son efficacité est remarquable, elle atteint entre 94 et 97 % de protection. Observée dès le 14e jour après la première injection, elle requière deux injections à trois semaines d’intervalle. La protection des personnes les plus âgées reste bonne. La tolérance est dans la moyenne de celles aux vaccins connus, un peu moins bonne que pour le vaccin anti-grippal, un peu meilleure que pour celui contre l’herpès-zona  c

Les réactions les plus fréquentes sont une douleur locale, des maux de tête passagers et un fébricule qui répondent au paracétamol. De la fatigue est également signalée ; cependant, l’effet placébo est important : les symptômes énumérés ci-dessus sont aussi rapportés par les personnes qui ont reçu un placébo, deux fois moins fréquemment cependant. Quatre cas de paralysie faciale à frigore, régressives en quelques jours, ont été décrits. Ce n’est pas une fréquence anormale (20 à 30 cas pour 100.000 dans la population générale) mais ces quatre observations ont été faites chez des personnes vaccinées.

L’administration de ce vaccin a été autorisé en Grande-Bretagne, au Canada, aux États-unis. Elle a débuté en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada. L’autorisation est en cours devant l’Agence européenne du médicament. Ce vaccin vient de débuter en France. Depuis le début de la campagne de vaccination en Grande-Bretagne, une réaction allergique importante a été observée chez deux soignants aux antécédents connues. Ils n’auraient pas dû être vaccinés, les antécédents d’allergie sévère constituent une contre-indication classique.

De technologie similaire à celle de BioNTech, il a fait l’objet d’un essai sur une trentaine de milliers de personnes. Moderna fait état d’une meilleure tolérance que pour le vaccin concurrent mais cette donnée demeure déclarative.

L’efficacité rapportée est la même que celle du vaccin BioNTech. Une arrivée sur le marché est attendue durant le premier trimestre 2021.

Vaccin adénoviral recombinant Astra-Zeneca

L’efficacité annoncée est de l’ordre de 70%, y compris chez les personnes âgées. La tolérance décrite est bonne mais les essais en Grande-Bretagne ont été interrompus une quinzaine de jours du fait d’un cas sérieux de myélite transverse chez une personne vaccinée. Le rapport avec la vaccination n’a pas été établi.

Une arrivée de ce vaccin sur le marché pourrait survenir au premier semestre 2021.

Vaccin protéique Sanofi-Pasteur-Glaxo

Du fait de difficultés de production, ce produit ne sera pas disponible avant la fin de l’année 2021.

À noter : les citoyens peuvent déclarer eux-mêmes les effets indésirables pendant la prise d’un médicament via le site de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

Vaccin ARN Moderna

De technologie similaire à celle de BioNTech, il a fait l’objet d’un essai sur une trentaine de milliers de personnes. Moderna fait état d’une meilleure tolérance que pour le vaccin concurrent mais cette donnée demeure déclarative.

L’efficacité rapportée est la même que celle du vaccin BioNTech. Une arrivée sur le marché est attendue durant le premier trimestre 2021.

Vaccin adénoviral recombinant Astra-Zeneca

L’efficacité annoncée est de l’ordre de 70%, y compris chez les personnes âgées. La tolérance décrite est bonne mais les essais en Grande-Bretagne ont été interrompus une quinzaine de jours du fait d’un cas sérieux de myélite transverse chez une personne vaccinée. Le rapport avec la vaccination n’a pas été établi.

Une arrivée de ce vaccin sur le marché pourrait survenir au premier semestre 2021.

Vaccin protéique Sanofi-Pasteur-Glaxo

Du fait de difficultés de production, ce produit ne sera pas disponible avant la fin de l’année 2021.

  • À noter : les citoyens peuvent déclarer eux-mêmes les effets indésirables pendant la prise d’un médicament via le site de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).