En France, l’alcool représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac.

Les français l’ignorent ou le nient, mais l’alcool est bel et bien cancérigène. Cette substance psychoactive est responsable d’environ 15 000 décès chaque année.

Bien que la consommation des français ait baissé ces 50 dernières années, cette consommation subsiste et reste l’une des plus élevées en Europe et dans le monde.

 

Même à petite dose,
l’alcool accroît le risque de cancers

Le risque cancer augmente dès la consommation moyenne d’un verre d’alcool par jour ; cette augmentation du risque est proportionnelle à la quantité d’alcool consommée.

Ainsi, toute consommation régulière d’alcool, même faible, est à risque.

 

L’alcool augmente le risque de développer certains cancers :

  • les cancers de la bouche, du larynx et du pharynx
  • les cancers de l’œsophage
  • le cancer colorectal
  • le cancer du sein
  • le cancer du foie

 

On estime en France qu’environ 80 % des cancers de l’œsophage, 20 % des cancers du côlon-rectum et 17 % des cancers du sein sont augmentés par la consommation d’alcool.

L’effet de la consommation de boissons alcoolisées dépend principalement de la quantité d’alcool apportée et non du type de boisson (vin, bière, apéritifs…).

Quel que soit le type d’alcool consommé, les verres standards servis dans les bars contiennent tous en général la même quantité d’alcool pur : un verre de vin aura le même effet cancérigène qu’un verre d’alcool fort.

 

 

Pour une consommation d’alcool raisonnable

Pour réellement réduire votre risque de développer un cancer, il est recommandé d’éviter de consommer de l’alcool régulièrement. Si vous consommez de l’alcool, tentez de diminuer au maximum la quantité et limiter la répétition.

Apprenez à boire mieux !

– Prenez le temps de savourer et essayez de faire durer chaque verre le plus longtemps possible.

– Alternez les boissons alcoolisées et non alcoolisées au cours de la soirée, pensez à boire de l’eau pour éviter la déshydratation.

– Buvez à petite gorgées, c’est une habitude à prendre, entrainez-vous !

– Posez votre verre après chaque gorgée. Quand on garde son verre à la main, on le vide bien plus vite.

– Enfin, occupez-vous. Évitez de boire sans rien faire d’autre : c’est souvent dans ces conditions qu’on boit le plus. Vous pouvez discuter, danser, chanter, participer à des jeux…

L’association de l’alcool et du tabac :
un dangereux cocktail

Les effets de l’alcool sont décuplés quand ils sont associés à ceux du tabac: leurs actions conjuguées augmentent largement les risques de cancers de la bouche, du larynx, du pharynx et de l’œsophage. On estime même que le risque de développer un cancer de la cavité buccale peut être multiplié par 45 chez les personnes qui ont une forte consommation d’alcool et de tabac !

 

Si ce n’est pas simple, faites vous aider :

Si vous pensez avoir besoin d’une aide pour limiter ou arrêter votre consommation d’alcool, vous pouvez en parler avec votre médecin généraliste ou prendre rendez-vous dans un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA), qui peut vous proposer gratuitement un soutien et/ou un suivi individuel.

Vous pouvez aussi bénéficier d’une écoute et d’un soutien sur Internet via Alcool Info Service, ou contacter ce service par téléphone au 0980 980 930 (de 8h à 2h, appel non surtaxé).

Également, vous pouvez assister aux réunions des Alcooliques Anonymes (AA) : vous trouverez de plus amples informations sur leur site Internet ou par téléphone au 09 69 39 40 20 (24h/24, appel non surtaxé).