Les objectifs attendus d’une pratique d’activité physique, dès le début du parcours de soins, visent :

  • une réduction de la fatigue liée aux cancers et une amélioration globale de la qualité de vie ;
  • une amélioration de la tolérance des traitements et de leurs effets à moyen et long terme ;
  • un allongement de l’espérance de vie et une réduction du risque de récidive.

Plus l’activité physique est initiée (ou préservée) tôt dans le parcours de soins, plus ses effets seront bénéfiques sur le patient. C’est également vrai si elle est maintenue dans la durée.

En pratiquant une activité physique d’intensité modérée et régulière tout au long de sa vie, on réduit le risque de cancers d’un tiers !

Pratiquer de l’activité physique pendant et après les traitements

Des exercices physiques ciblés sur le renforcement de la masse musculaire, mis en œuvre pendant et dans les suites des  traitements, améliorent la force développée par les groupes musculaires sollicités, et ce en lien avec le maintien ou l’augmentation de la masse musculaire. En particulier, chez des femmes porteuses de cancer du sein, une activité physique régulière reposant sur du renforcement musculaire pendant les traitements permet d’augmenter la masse musculaire et d’améliorer de plus de 30 % les performances de force. Des résultats similaires ont été retrouvés dans les suites des traitements, et pour d’autres cancers (prostate, poumon…).

Qualité de vie globale

Bénéfices des programmes d’activité physique sur la qualité de vie globale des patients atteints de cancer, que les programmes soient initiés pendant ou après les traitements.

Fatigue

L’efficacité de l’activité physique sur la réduction de la perception de la fatigue liée au cancer.

Si l’amélioration de la fatigue est observée chez les patients qui pratiquent l’activité physique à la suite des traitements, l’efficacité maximale est obtenue lorsque l’activité physique est proposée dès le début des traitements.

La mise en place d’une pratique d’activité physique précoce, dès le début du parcours de soins, apparaît primordiale pour prévenir la fatigue et lutter contre la baisse spontanée de l’activité physique

Troubles anxio-dépressifs

L’encadrement de la pratique apparaît, dans plusieurs méta-analyses, comme une condition importante maximisant les bénéfices.

Une association positive entre l’activité physique, pratiquée avant ou après le diagnostic, et la réduction de la mortalité et du risque de récidive chez des patients atteints de cancer.

La pratique d’activité physique post-diagnostic est associée à une réduction de la mortalité globale d’environ 40 % dans ces études.

Il est important d’adapter l’activité physique à l’état clinique des patients. Il est en effet nécessaire de personnaliser les recommandations de pratique en fonction d’éventuels effets secondaires des traitements, ou des comorbidités préexistantes.

La Ligue contre le cancer promeut l’APA sous toutes ses formes

Le comité de Loire-Atlantique a mis en place en partenariat avec Siel Bleu des cours d’activité physique adaptée en salle, en piscine et de marche. Ces activités sont encadrées par des professionnels diplômés et formés aux principaux types de handicaps, le vieillissement dans sa globalité et les adaptations nécessaires face aux différentes maladies et spécialisés dans l’intervention auprès de personnes ayant des besoins spécifiques

La pratique d’une activité physique adaptée en cancérologie améliore :

  • la fatigue liée au déconditionnement physique
  • la qualité de vie
  • l’état psychologique et émotionnel
  • l’observance aux traitements
  • les problèmes de poids

Pour consulter le rapport complet Bénéfices de l’activité physique pendant et après cancer